
Ses allers retours entre Caracas et La Havane ne trompaient plus personne. L’état de santé du Comandante était désespéré. Fin février, on apprenait que sa maladie n’évoluait pas favorablement. Et récemment des rumeurs affirmaient qu’il était cliniquement mort.
Qu’à cela ne tienne, les Vénézuéliens sont sous le choc, Un mythe est mort. Il existait, et il existera sûrement encore longtemps, une connexion passionnelle entre Hugo Chávez et des millions de Vénézuéliens. Intitulé "Chávez, coeur du peuple", le dernier slogan de campagne du leader latino a tapé dans le mille. "C’est le premier président à s’être réellement préoccupé des pauvres", commente le journaliste révolutionnaire Miguel Ángel Pérez Pirela en évoquant les programmes sociaux impulsés par Chávez pendant ses 14 ans de pouvoir, qui ont permis de réduire drastiquement la pauvreté.
Mais Chavez , c’était aussi le culte de la personnalité avec les murs et montagnes, couverts du portrait de cet homme qui se croyait la réincarnation de Simon Bolívar. Les atteintes aux droits de l’homme, les attaques répétées contre les médias d’opposition et la conception centralisée du pouvoir de Hugo Chávez, en ont fait l’épouvantail de toute une partie des Vénézuéliens. Les deux dernières années de sa vie, El Comandante gouvernait essentiellement par décrets, laissant une très faible marge de manœuvre à son gouvernement.
Né en 1954 dans une famille très modeste des grandes plaines vénézuéliennes, deuxième d’une fratrie de six garçons, Hugo Chávez Frías a vécu une enfance difficile. Il vendait des sucreries dans la rue pour aider sa famille et, comme des milliers d’autres jeunes, il s’amusait au base-ball en sortant de l’école. Au point d’avoir espéré devenir joueur professionnel.
Source Figaro.fr






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