
NETTALI.NET - Le Doyen de la Faseg, invité de l’émission « Objection » sur Sud Fm, ce dimanche, a déclaré qu’il n’y a pas un secteur informel, mais des secteurs informels, tant les activités et le niveau d’organisation des entités qui les mènent sont hétérogènes.
Auteur de « Les entreprises informelles de l’Afrique de l’Ouest francophone », Ahmadou Aly Mbaye a indiqué que le terme secteur informel a été utilisé pour la première fois dans les années 70, notamment dans les études du Bit, pour qualifier le secteur non structuré, par rapport au secteur plus structuré de l’économie sur lequel on a plus de visibilité.
« Une entreprise, c’est comme vous et moi, elle a besoin d’être enregistrée, elle a une personnalité juridique. Or, il y a un certain nombre d’entreprises qui n’ont pas tout ça, comme il y a des personnes physiques qui ne sont pas enregistrées, qui n’ont pas d’état civil. Donc pour une définition large et standard du secteur informel, on dirait que c’est un secteur aux activités non structurées, sur lesquelles l’Etat n’a pas beaucoup de visibilité », définit grosso modo Ahmadou Aly Mbaye le secteur informel.
Sur l’origine de ce secteur non structuré, le Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion indique que des études avaient montré, au début des indépendances, qu’« il y avait dans les économies en développement une forte dualité. Il y avait d’une part un secteur moderne et d’autre part un secteur non structuré appelé secteur informel. Notre ouvrage montre que cette définition du secteur informel n’était pas la bonne. Le secteur informel constitue un ensemble hétérogène. Pour dire qu’il n’y a pas un secteur informel, mais des secteurs informels ».






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