
LE FIGARO - Même si Mitt Romney n’a pas démérité, le président sortant s’est montré à la hauteur de l’enjeu.
Le président sortant Barack Obama s’est montré plus combatif que lors de la première confrontation. Les échanges vifs ont été nombreux, notamment sur la politique économique, l’énergie, l’immigration.
L’affrontement promettait d’être serré, engagé. Sans pitié. Mardi soir, le deuxième débat présidentiel entre Barack Obama et Mitt Romney dans l’auditorium de l’université Hofstra, à Hempstead, à l’ouest de New York, a tenu toutes ses promesses. Durant plus de quatre-vingt-dix minutes, le président sortant démocrate et son adversaire républicain ont été soumis à un feu croisé de questions formulées par onze électeurs indécis, et parfois extrêmement intimidés, face à eux. Ont été abordés des thèmes aussi divers que l’emploi, l’énergie, les impôts, la politique étrangère, l’égalité des sexes, le contrôle des armes à feu, le « péril » chinois.
À l’arrivée, le bilan est très largement positif pour Barack Obama, qui avait à cœur de se racheter après une inepte performance lors du premier débat le 3 octobre à Denver. « Il est entré dans l’arène visiblement en colère, fixant Romney avec des dagues à la place des yeux », ironise l’analyste républicain Alex Castellanos. Mais Mitt Romney a répliqué sans désemparer, cherchant à exposer les nombreux échecs du mandat présidentiel d’Obama, submergé par une récession sans précédent depuis plus de quatre-vingts ans.






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