
NETTALI.NET - Le secteur de la cimenterie rencontre aujourd’hui des difficultés qui ont pour nom surproduction et mévente. C’est ce qu’a révélé le Directeur des Ciments du Sahel, à l’occasion de la visite sur les lieux du ministre de l’Energie et des Mines, ce jeudi 16 Août 2012
La production annuelle de ciment du Sénégal et de six (6) millions de tonnes environ, pour une consommation nationale estimée à quelque 2,5 millions de tonnes par an. C’est ce qu’a constaté Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Energie et de Mines, en visite de travail, jeudi, aux Ciments du Sahel. Mais cette production excédentaire ne fait pas le bonheur des cimentiers qui connaissent des difficultés pour vendre le surplus à l’exportation.
Président-directeur des Ciments du Sahel, Latfallah Layousse a listé les difficultés du secteur. « Nos difficultés sont diverses, notamment la mévente. Aujourd’hui, les Ciments du Sahel produisent trois millions de tonnes, mais nous ne vendons pas les deux tiers. Ce qui expose notre société à des difficultés à venir, et Dangote n’est pas encore sur le marché. Si nous considérons l’avènement de Dangote dans un mois ou deux, le Sénégal aura une production de 7,5 millions de tonnes. Et il y a une quatrième cimenterie qui est dans les tiroirs, peut-être qu’elle se réalisera ou pas. J’ai demandé au ministre de revoir ce problème-là, parce qu’on n’a jamais vu au monde un pays, même industrialisé, dont la capacité de production fait trois fois la consommation », égrène Latfallah Layousse, Pdg des Ciments du Sahel.
Très inquiet de cette situation dans son secteur d’activité, le deuxième cimentier du Sénégal poursuit : « Nous essayerons de nous battre afin de pouvoir exporter le surplus, mais certainement avec beaucoup de difficultés, parce que les marchés internationaux ne sont pas si faciles que ça ».






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