lundi 6 août 2012

PR OUSMANE SENE
« Il faut récupérer l’argent, quitte à ce que les fautifs ne soient pas emprisonnés »

NETTALI.NET - Le spécialiste des questions américaines, le Pr Ousmane Sène veut que l’Etat aille jusqu’au bout dans les audits. Le Directeur du Warc estime que le processus ne doit pas être biaisé.


Le Directeur du Centre africain de recherches (Warc) demande au gouvernement d’aller jusqu’au bout dans les audits. Il estime que le processus de contrôle de la gestion des deniers publics doit être mené jusqu’ à terme. « Pas d’audits biaisés  », a averti le Pr Sène.

Ce dernier est également d’avis les audits ne doivent pas avoir un air de règlement de comptes, encore moins un caractère politique. « Ils ne doivent pas aussi être un moyen de diaboliser un adversaire politique  », a ajouté le directeur du Warc.

« Il faut faire en sorte que l’argent qui aura été volé, soit récupéré  », a-t-il martelé lors de l’Emission « Opinion » sur walf Tv, ce dimanche 5 Août.

Le Pr Sène semble toutefois militer en faveur d’une clémence à l’endroit des fautifs : « Il faut récupérer l’argent quitte à ce que les fautifs ne soient pas emprisonnés. L’essentiel pour nous est de faire en sorte que les biens volés puissent revenir dans les caisses de l’Etat ».

M. Sène a aussi souligné la complexité des audits : « Il y a des pesanteurs économiques et sociales qui peuvent être un frein à la poursuite des audits. Mais il faut qu’on ait une position invariable par rapport à l’argent du contribuable. Tout argent détourné doit être récupéré  ».



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    teuss67
    6 août 2012 16:20

    Il sort d’ou ce professeur !!!
    Je rêve ou quoi ? Un intellectuel qui sort des inepties pareilles.
    Il propose en fait qu’on caresse des déliquants notoires dans le sens du poil. Autant sortir tous les voleurs de reubeuss dès qu’ils promettent de rembourser.
    Il oublie que ces gens ne sont que des voleurs, des criminels qui doivent être traités comme tels.
    Wassalam


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    Falso
    7 août 2012 14:38

    LITIGE FONCIER A BAMBILOR :
    Me Wade a acheté à 7 milliards les terres de la discorde sur la base d’un faux document pour les attribuer à un réseau de personnes très douteuses
    L’affaire des terres de Bambilor est une véritable nébuleuse. Sans exagération aucune. Justifiant son intervention comme une action sociale visant à rendre les parcelles du général Bertin aux populations de Bambilor, Abdoulaye Wade, qui les a payées auprès des héritiers de ce Français à 7 milliards de francs, a été roulé dans la… terre. Il a acheté sur la base d’un faux document. Comme cela ne suffisait pas, arnaquée, l’armée qui ne veut pas perdre, a occupé les lieux par la force.
    Les populations de Bambilor se sont regroupées au siège de leur collectif dénommé « And Saamm Sa Moomeel », pour faire l’historique de cette affaire foncière impliquant le chef de l’Etat et l’armée.
    Retraçant les différentes étapes de ce combat populaire, les dirigeants du collectif restent convaincus que « le titre foncier vendu au chef de l’Etat ne tient pas la route. Et à ce jour, personne ne peut vous dire qu’il a une seule fois vu ce titre foncier dans le pays ». Pis, rapporte le président de « And Saamm Sa Moomeel », le Pr Issa Lô, « sur les 2500 hectares fourgués au président Wade, sans aucune base claire, seuls 3%, soit environ 75 hectares, appartenaient, encore qu’il faut en douter, au général Bertin ». Et ce titre foncier a été attaqué en justice pour la première fois en 1955, plus précisément le 25 mars, indique Assane Ndoye, l’héritier du plaignant qui avait traîné le général Bertin à la barre. « L’affaire a été vidée en 1959. Et Bertin s’est vu notifier une décision qui réfute l’existence d’un quelconque titre sur ces 2500 hectares. Le jugement existe. On a vendu ce terrain à Wade sur la base d’un faux ».
    Ce qu’il y a en vérité, ajoute le président du collectif qui présidait cette réunion d’information, « c’est qu’il y a une bizarrerie congénitale dans ce dossier. C’est qu’en 1930, Bertin a eu à Thiès, on ne sait par quel truchement, un titre foncier N°381 sur des terres situées dans la localité de Goorom, distante de Bambilor de quelques kilomètres. Et avec des manœuvres douteuses, il a fait passer la superficie de cette terre de 75 hectares à 2500 hectares sous le titre foncier N°1975R qu’on a vendu aujourd’hui au président à 7 milliards de francs ».

    Un titre foncier d’un terrain de Dakar délivré à Thiès et cédé à des tiers avant d’être acheté par Wade
    Auparavant, explique le président du collectif, Pr Issa Lô, la croisade contre Bertin a été reprise en 1986 et Bertin est mort peu de temps après. Par la suite, ajout-il, « il y a eu un décret d’expropriation ». Par conséquent, indique le Pr Lô, « le chef de l’Etat pouvait disposer facilement des terres en question, sans pour autant injecter 7 milliards de l’argent du contribuable sénégalais ». Il faut dire que c’est au mois de janvier dernier que le président de la République a bouclé l’opération en promettant ces terres aux habitants de Bambilor, Goorom 2, Déni Biram Ndao Sud, Déni Gueth Sud, Mbèye, Wayembam, Nguendouf.
    L’autre incohérence dans ce processus d’achat et de restitution des terres de Bambilor réside dans le fait qu’« elles ont été attribuées par des gens, dont l’identité est pour le moment tenue secrète, à de nouveaux propriétaires et ce bien avant que Wade n’annonce le rachat et l’offre du site aux populations ». C’est de là que sont nés les problèmes de Bambilor aujourd’hui. Parce que, « parmi ces nouveaux attributaires figure un certain Babacar Kâ détenteur de 200 hectares, qui aurait vendu ces terrains à 10 milliards dont une partie est revenue à l’armée, qui a toujours été républicaine, mais qui a été abusée ».
    « Arnaquée », l’armée prend possession des lieux par la force
    Les forces armées embarquées dans cet imbroglio foncier de Bambilor ont été « arnaquées ». C’est l’avis des populations de la localité qui restent reconnaissantes quant à la mission régalienne que l’armée sénégalaise a toujours jouée dans le pays. A en croire, les responsables du collectif engagé dans la défense des intérêts des populations de Bambilor, la Coopérative militaire de construction (Comico) a acheté auprès du sieur Babacar Kâ une partie de ses 200 hectares. Une opération récusée par les populations de Bambilor qui se sont violemment insurgées contre l’occupation militaire sous haute surveillance de la gendarmerie.
    COLONEL ABDOURAHIM KÉBÉ DE LA DIRPA : « Je ne dispose pas d’assez d’éléments me permettant de vous parler de cette affaire »
    Le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), le colonel Abdourahim Kébé, que nous avons pu joindre pour avoir les éclairages de la Grande muette sur ce litige foncier dans lequel cette dernière s’est retrouvée, n’a pas voulu trop s’avancer. Le colonel Kébé s’est juste limité à dire : « Je ne dispose pas d’assez d’éléments me permettant de vous parler de cette affaire ».

    Abdoul Aziz SECK



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