
NETTALI.NET - Les populations ne veulent pas du projet dans la zone du Lac de Guiers. Le problème foncier qui s’était posé à Fanaye, dans le Podor, avec des conséquences mortelles, s’est déplacé autour du lac de Guiers, à Nguith, où les habitants de quelque trente sept villages s’insurgent contre la volonté du président de Conseil rural, Mama Ba, de défendre l’installation du projet Senhuile Ethanol dans la zone.
Salif Kâ, porte-parole des éleveurs, démonte la pertinence que l’on veut attribuer à l’installation du projet Senhuile Ethanol dans la communauté rurale de Nguith.
« Ce projet s’appelle Senhuile et voudrait une superficie de 26 000 ha. Nous sommes ici dans une zone essentiellement pastorale et cette population y a vécu pendant des siècles. Je dis donc que c’est impensable d’y mener ces activités, en concurrence avec les activités traditionnelles », martèle M. Kâ.
Le représentant des éleveurs de Nguith de poursuivre sa diatribe contre le projet Senhuile Ethanol : « Depuis le début, on combat pour un changement politique. Parce qu’ils ont été menacés, persécutés, jusqu’à se retrancher ici dans ce dernier refuge. Alors, si le gouvernement est conscient du danger que ce foncier-là peut entraîner demain, avec de lourdes conséquences, je pense que la plus haute autorité publique, le président de la République, doit se ressaisir ».
Les populations font savoir à qui veut l’entendre qu’elles ne sont pas contre les investissements et le développement, mais elles exigent de la considération sous forme de négociations.
C’est ce que précise Salif Kâ : « Nous voulons la voie pacifique, nous voulons la négociation. Nous ne sommes pas contre l’investissement, nous ne sommes pas contre le projet, mais nous sommes pour gérer et protéger notre patrimoine foncier. La population n’acceptera jamais que des intermédiaires venus d’un peu partout veuillent assurer le relais entre elles et le gouvernement ».
A en croire Salif Kâ, « si le gouvernement veut se renseigner directement sur la situation, ils n’ont qu’à descendre sur le terrain et discuter avec la population locale, voir ce qui s’y passe ».






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