
NETTALI.NET - Moussa Tine, la tête de liste de l’Alliance Pencoo aux législatives du 1er juillet prochain, s’est insurgé contre ce qu’il a appelé « la République revancharde ». Il était en campagne à Saint-Louis, lundi.
La tête de liste de l’Alliance Pencoo a déploré la manière dont sont menés les audits. « Ce n’est pas que je soutienne ces gens-là. Je crois que quelqu’un comme Ousmane Ngom a des comptes à rendre, car il y a eu beaucoup de violences à ce niveau-là. Je pense que s’il y a aussi des faits d’enrichissement sans cause qui ont été révélés, chacun doit en rendre compte, nous sommes dans un Etat de droit », a-t-il déclaré.
Toutefois, Moussa Tine estime que « par contre, la République ne doit pas être revancharde. Il ne s’agit pas de rendre des coups. Il s’agit de la République, qui est assise sur des principes fondateurs et fonctionne selon des règles bien établies. Celui qui transgresse ces règles tombe sous le coup de la loi, non sous le coup de quelqu’un ou d’un nouveau régime mis en place ».
A en croire la tête de liste de l’Alliance Pencoo, un nouveau régime ne doit pas bander les muscles pour régler des comptes. « Ca se passe pas comme ça, la République est impersonnelle, elle n’a pas d’humeur, elle n’a pas d’humour, elle n’a pas de subjectivité, elle est objective. Ce qui s’est passé à Kolda est une honte pour la République », martèle-t-il.
Pour Moussa Tine, prendre les moyens de l’Etat, aller arrêter quelqu’un, puis le libérer le lendemain, c’est parce qu’on n’avait rien contre lui. « C’est le même cas ave Ameth Fall Braya. Un député, on ne peut pas l’arrêter sans lever son immunité parlementaire, il faut qu’on respecte l’Etat de droit », conclut Moussa Tine, candidat à la députation sur la liste de l’alliance Pencoo.






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