
NETTALI.NET - Les joutes de la campagne pour les élections législatives laissent planer un nauséabond parfum de pourriture et diffusent des relents désagréables qui laissent à penser que nous avons la classe politique la plus corrompue du monde. Ce sont eux-mêmes qui le clament à coup d’accusations réciproques et stupéfiantes, sur leurs respectives et mutuelles gestions de notre pays.
Commençons par le plus soft qui n’est pas, loin s’en faut, le moins désolant, la campagne électorale en elle-même. Elle est d’une ringardise affligeante. Pour quelles raisons ? D’abord, il y a le fait que les partis qui concourent à nous prendre des suffrages pour mener leurs hommes à l’Assemblée Nationale, ne nous proposent rien de nouveau, alors que le peuple les a sommés de changer de registre à travers ce qui est ressorti des si judicieuses Assises Nationales, lesquelles avaient eu le mérite de définir un nouveau rêve démocratique des sénégalais et marquer le départ d’une exigence citoyenne avertie et vigilante.
Les politiciens en cortège nous proposent de continuer tranquillement comme s’il ne s’était rien passé un certain 25 mars 2012. Il est vrai que ce jour-là, les sénégalais ont fait avec brio, ce qu’ils savent le mieux faire depuis trente ans, c’est-à-dire virer un homme. Ils ne savent toujours pas hélas, choisir un homme. Ils maîtrisent à souhait la façon de voter contre un homme, mais voter pour un homme ou un programme, cela devient plus compliqué.
Alors, il semble que nos compatriotes qui attendaient des nouveautés soient quelque peu déçus des propositions que les hommes politiques leur font durant cette campagne. D’autant que ce qu’ils donnent à voir, n’est pas pour rassurer quant à une véritable rupture de nos mœurs politiques. La transhumance bat son plein, le partage du gâteau post-présidentielle est évident, des agences inutiles sont maintenues dans le but de caser les souteneurs, y compris ceux de la 25ème heure, le Sénat a de beaux jours devant lui, et pour les mêmes raisons, et en plus se profile, un cas flagrant de futur « Wax Waxeet » (se dédire), en ce qui concerne la réduction promise par le candidat Macky Sall, du mandat présidentiel, poussé en cela par des politiciens pur jus, qui ne voient que leur propre intérêt de survie et d’existence, sans se soucier le moins du monde, de l’impact sur la cote du président de la République le mieux élu de notre histoire.
Personne parmi les hommes politiques de gros calibre qui entourent le chef de l’état, ne dit mot de peur de perdre les sinécures promises en partage et en récompense de soutiens contre nature, comme une certaine présidence de l’assemblée nationale.
Suivez notre regard… Le peuple à présent mûr, se tait et attend encore le moment de voter…contre. Il n’est cependant pas dupe que la bonne idée des conseils de ministres décentralisés, ne peut pas être hebdomadaire, sauf à vouloir être une « tournée économique » déguisée en campagne électorale que le président n’a pas le droit de faire.
Nous assistons ahuris à ce déchaînement de convocations de personnalités de l’ancien régime qui pour se disculper, alors qu’ils ne sont pas encore inculpés par qui de droit, à part par la presse, se sentent obligés de nous raconter qu’ils ne sont pas les seuls à avoir détourné nos deniers publics. Ils jouent devant nous à ce jeu surréaliste du « je te tiens, tu me tiens par la calculette », et s’envoient des sommes faramineuses détournées au visage, ne niant nullement l’avoir fait mais comparant juste les volumes des sommes volées par les uns et par les autres.
L’image qu’ont donnée nos hommes politiques sur une radio mondiale la semaine dernière en direct et en débat houleux et obscène, donne une bien piètre image de nos mœurs politiques dont pas un, n’est capable de nous dire avec quelles richesses, il est arrivé aux affaires et comment son implication dans notre vie citoyenne et la recherche de solutions à nos problèmes l’ont ruiné. C’est la triste image que notre monde politique a offert au monde et aux institutions financières qui nous aident, elles dont les fonctionnaires restent ébahis devant le nombre de grosses cylindrées au m2, la plus grosse densité de 4X4 au monde, assurément.
Alors, que devons-nous faire ? Les rappeler à l’ordre, lors des élections législatives et demander à toute la classe politique de revenir aux fondamentaux de la plus belle conquête des trente dernières années, les Assises Nationales. Nous devons apostropher notre vieux tonton et lui crier : « Réveille-toi Tonton Amadou Makhtar !!! Ils sont devenus fous !!! ». Ou alors recommencer à faire ce que nous savons faire de mieux et voter contre eux… et pour le Sénégal.
PS : Si le spectacle offert par le monde de la politique en général, n’est guère reluisant, celui des programmes télé, n’est pas non plus meilleur. Folklore toujours folklore et encore folklore ! Et c’est la Rts qui ne s’en porte que mieux puisqu’elle s’est ouverte des fenêtres des liberté et donc de respectabilité puisqu’elle est sur les fondamentaux. Il est peut-être temps que les opérateurs de télé privés fassent un sursaut d’orgueil et proposent des programmes un peu plus éducatifs que cela, plutôt que de verser dans la popularité, vulgarité. Bon sang l’éducation, c’est important pour des citoyens. Ne suivez pas de grâce les populations dans leurs seules volontés. Tirer les choses vers le haut, ne ferait pas de mal !






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