
NETTALI.NET - Immortel ! Le génial écrivain franco-libanais Amin Maalouf a été reçu, jeudi 14 juin, sous la Coupole, plaidant pour un rapprochement entre Orient et Occident, pierre angulaire de son oeuvre.
"Après les roulements de tambours, les roulements de langue !", s’est amusé le premier Libanais à y être élu, faisant résonner son accent lors du discours d’éloge de son prédécesseur, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, décédé le 30 octobre 2009.
C’est le benjamin de l’Académie française, l’ancien ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, ami d’Amin Maalouf depuis 25 ans, qui a répondu au nouvel immortel.
"C’est en suivant votre exemple que je suis devenu romancier", lui a-t-il rappelé. "Toute votre oeuvre, toute votre pensée, toute votre personnalité, c’est un pont entre deux mondes (...) qui portent chacun leur part de crimes mais aussi de valeurs. Ce sont ces valeurs que vous voulez unir".
"Entrez ici avec vos noms, vos langues, vos croyances, vos fureurs, vos égarements, votre encre, votre sang, votre exil", a déclaré Rufin lors de la cérémonie de réception.
"J’apporte avec moi tout ce que mes deux patries m’ont donné : mes origines, mes langues, mon accent, mes convictions, mes doutes, et plus que tout peut-être mes rêves d’harmonie, de progrès et de coexistence", a souligné pour sa part le nouvel académicien devant ses pairs, sa famille émue et ses nombreux amis venus de son pays natal, des Etats-Unis ou de l’île d’Yeu, son refuge d’écrivain.
Symbole d’une double culture, l’épée d’académicien d’Amin Maalouf comporte en médaillons une Marianne -symbole de la France- et un Cèdre du Liban. Sur la lame sont gravés les prénoms de sa femme Andrée, de ses trois fils, ainsi qu’un poème de son père.






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