
NETTALI.NET - Que la loi soit mauvaise ou pas, elle reste la loi. Qu’elle soit incomplète, voire... inadaptée à son époque, elle reste toujours la loi.
Il faut pour ne pas en subir les contraintes et rigueurs, juste éviter qu’elle soit votée. Ou alors que, lorsqu’elle l’est déjà, la combattre par les moyens à sa disposition. Ou encore, simplement la changer par une procédure, soit judiciaire, voire législative. Voilà le décor campé. Tout le reste, n’est que pipeau.
Que ceux qui chercheraient à la combattre par voie de presse, avec des arguments qui ne sont au fond qu’une sorte de boucliers contre leurs propres personnes, aillent voir ailleurs. L’intérêt général n’est pas en cause ; ce sont bien des intérêts particuliers qu’on cherche à préserver.
Un précédent existe d’ailleurs à cet effet avec cette loi scélérate, le fameux ticket "Président-Vice président" que Me Wade voulait faire voter pour passer au premier tour avec 25% des voix. On l’aurait votée et il aurait été toujours président.
La justesse de combat contre ce projet de loi, tirait, en fait, sa légitimité du peuple qui s’était dressé comme un seul homme pour s’insurger contre. Une légitimité bien plus forte que celle de l’Assemblée nationale où les députés dans leur grande majorité, représentaient une majorité parlementaire et, au-delà, un homme, la constante d’alors, Me Wade, devenu depuis lors bien anonyme. C’était là une manière bien légitime de combattre une loi.
Et finalement, l’on peut s’interroger sur le fait de savoir en quoi l’institution d’une ou "Cour de répression de l’enrichissement illicite" "Cour de répression des crimes économiques" en soi, peut-elle être mauvaise ?
Au fond le but du jeu, est de protéger nos maigres ressources qui risques d’être passés par profits, afin d’empêcher que certains égoïstes, malhonnêtes et gourmands, ne s’accaparent de l’argent de tout le monde. Voilà le principe. Il est simple.
Certains pensaient en effet pouvoir échapper à une éventuelle poursuite ou justification de l’origine d’un patrimoine donné qu’ils n’ont ni hérité de leur père, ni de leur mère encore moins de leurs grands parents ! Parce qu’ils n’auraient rien géré, encore moins signé, se contentant juste de tirer des ficelles parce qu’ils sont fils de ou fille de ou encore petits fils voire neveux de ! Facile.
Ousmane Ngom à "Opinion" sur Walf Tv, Oumar Sarr à "Grand Jury" sur la Rfm et Farba Senghor dans l’Observateur, et finalement les cadres libéraux sous la houlette du proche d’entre les proches d’Oumar Sarr, Abdou Aziz Diop, dans une action coordonnée et concertée, ont beau s’époumoner et s’égosiller, le week-end dernier et ce lundi, 21 mai, rien n’y fera.
Ils auront beau s’indigner d’une prétendue inversion de la charge de la preuve, comme attentatoire aux droits de l’Homme, cette Cour se chargera de contrôler l’origine des patrimoines, quelle que soit la personne, si bien sûr Macky Sall, pardon la justice, va jusqu’au bout de sa logique.
Tiens donc quel est ce problème de charge de la preuve ? En quoi celui qui n’a rien à se reprocher, doit-il s’offusquer de dire : "J’ai deux voitures, trois maisons, 40 millions en banque...", un exercice pas bien difficile au fond. L’on se souvient bien facilemement de ce que l’on possède et de ce que l’on ne possède pas, à moins d’avoir comme les Ben Ali un parce automobile de plusieurs centaines de véhicules de luxe ! On se fout de qui là, bande de rigolos !






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