
La question mérite d’être posée si l’on voit la promptitude, la détermination et l’engagement avec lesquels, ces défenseurs des droits de l’homme s’illustrent dans certains dossiers, surtout très médiatisés, mettant en scène une ou des personnes publiques. Soit, ils sont du côté de la défense ou de celui des victimes pour, disent-ils, « défendre la bonne cause » et au nom du principe de l’égalité des personnes devant la loi ou de la défense des droits de l’homme.
A titre d’exemples, on peut citer l’affaire de l’ex-président Tchadien, Hissène Habré dans laquelle, de nombreux avocats membres d’organisations se sont constitués en faveur des victimes de l’ex-dictateur.
Autre affaire, celle des jeunes de Vélingara ou encore de Kédougou où ces conseils ont assuré la défense des jeunes casseurs.
On peut aussi citer l’affaire El Malick Seck où certaines organisations de droit de l’homme ont commis des avocats pour assurer la défense du journaliste.
Seulement l’engagement des avocats de défense des droits de l’homme ne semble pas être le même lorsqu’il s’agit d’un dossier moins médiatisé ou, disons le, qui ne suinte pas l’argent. Dans certains cas de viol ou de violences faites aux femmes, certaines robes noires ne se constituent que quand ils sont saisis par les familles des victimes.
Cependant la majorité des personnes moins connues, même si leurs affaires sont rendues publiques par la presse, reste sans avocats, lorsque leurs familles n’ont pas beaucoup de moyens financiers. Et pourtant, l’assistance judiciaire est bel et bien prévue par la justice. Et dans le cas surtout d’affaires touchant des victime mineures, les parents négocient sur le dos de celles-ci, en se désistant purement et simplement.
L’affaire la plus récente, c’est celle des talibés Abdou Thiam et Mansour Ndiaye, âgés respectivement de 7 et 9 ans, sauvagement battus par leur marabout. Alors que ce dernier, Souleymane Ndiaye, avait un conseil pour assurer sa défense, les deux enfants ont eu pour « avocat » le seul ministère public. Le pire a été de constater que leurs parents se sont rangés du côté de leur bourreau, soutenant « le coup du destin et l’accident de travail ».
Autre exemple, celui du procès des jumelles âgées de 10 ans, violées plusieurs fois à Grand-Yoff par des adultes. Les principaux suspects, un policier, un octogénaire et un jeune garçon avaient été relaxés par la justice, suite à la plaidoirie de leurs avocats. Si la relaxe des mis en cause avait suscité beaucoup d’indignation, l’attitude des avocats de ces petites filles l’a également été. Ces derniers avaient en effet boycotté le procès, suite à une demande de renvoi refusée par le tribunal.
Il s’agit là autant d’attitudes qui poussent à se demander si certaines organisations de défense des droits de l’homme et avocats, qui militent dans ces mouvements, sont réellement soucieux des intérêts des populations ou, alors, s’ils ne sont réellement mûs que par leurs intérêts ?






























