dimanche 4 juillet 2010
Y a t-il des avocats pour la défense des droits de l’Homme ?
NETTALI.NET- Les avocats membres des organisations de défense des droits de l’homme sont-ils réellement préoccupés par la protection des personnes. Ou bien sont-ils plutôt soucieux de leur propre promotion ? Il est de plus en plus rare des avocats plaider pour la simple bonne cause...

La question mérite d’être posée si l’on voit la promptitude, la détermination et l’engagement avec lesquels, ces défenseurs des droits de l’homme s’illustrent dans certains dossiers, surtout très médiatisés, mettant en scène une ou des personnes publiques. Soit, ils sont du côté de la défense ou de celui des victimes pour, disent-ils, « défendre la bonne cause » et au nom du principe de l’égalité des personnes devant la loi ou de la défense des droits de l’homme.

A titre d’exemples, on peut citer l’affaire de l’ex-président Tchadien, Hissène Habré dans laquelle, de nombreux avocats membres d’organisations se sont constitués en faveur des victimes de l’ex-dictateur.

Autre affaire, celle des jeunes de Vélingara ou encore de Kédougou où ces conseils ont assuré la défense des jeunes casseurs.

On peut aussi citer l’affaire El Malick Seck où certaines organisations de droit de l’homme ont commis des avocats pour assurer la défense du journaliste.

Seulement l’engagement des avocats de défense des droits de l’homme ne semble pas être le même lorsqu’il s’agit d’un dossier moins médiatisé ou, disons le, qui ne suinte pas l’argent. Dans certains cas de viol ou de violences faites aux femmes, certaines robes noires ne se constituent que quand ils sont saisis par les familles des victimes.

Cependant la majorité des personnes moins connues, même si leurs affaires sont rendues publiques par la presse, reste sans avocats, lorsque leurs familles n’ont pas beaucoup de moyens financiers. Et pourtant, l’assistance judiciaire est bel et bien prévue par la justice. Et dans le cas surtout d’affaires touchant des victime mineures, les parents négocient sur le dos de celles-ci, en se désistant purement et simplement.

L’affaire la plus récente, c’est celle des talibés Abdou Thiam et Mansour Ndiaye, âgés respectivement de 7 et 9 ans, sauvagement battus par leur marabout. Alors que ce dernier, Souleymane Ndiaye, avait un conseil pour assurer sa défense, les deux enfants ont eu pour « avocat » le seul ministère public. Le pire a été de constater que leurs parents se sont rangés du côté de leur bourreau, soutenant « le coup du destin et l’accident de travail ».

Autre exemple, celui du procès des jumelles âgées de 10 ans, violées plusieurs fois à Grand-Yoff par des adultes. Les principaux suspects, un policier, un octogénaire et un jeune garçon avaient été relaxés par la justice, suite à la plaidoirie de leurs avocats. Si la relaxe des mis en cause avait suscité beaucoup d’indignation, l’attitude des avocats de ces petites filles l’a également été. Ces derniers avaient en effet boycotté le procès, suite à une demande de renvoi refusée par le tribunal.

Il s’agit là autant d’attitudes qui poussent à se demander si certaines organisations de défense des droits de l’homme et avocats, qui militent dans ces mouvements, sont réellement soucieux des intérêts des populations ou, alors, s’ils ne sont réellement mûs que par leurs intérêts ?

- Mis en ligne par FATOU SY -


  • JUSTE POUR NOUS AIDER A REPRENDRE COURAGEUSEMENT LES « ARMES »

    Le Jugement de « remilitarisation » du JUGE

    Dans ses récentes « oraisons funèbres » du Tiers-Monde, Robert Zoellick a fait le constat amer « qu’aujourd’hui, de nombreux pays africains importent des outils et biens de consommation de base — jusqu’aux articles les plus petits et les moins coûteux tels que savons ou pantoufles ».

    Ce tableau peu flatteur, qui traduit nos modiques performances humaines, confirme que nos actions de tous les jours n’ont pas jusqu’ici suffisamment bien réagi face aux espoirs placées en elles, en termes de répercussions vertueuses sur nos conditions de vie.

    Il nous rappel surtout la situation « d’indignité économique » que le continent « de ceux qui n’ont encore rien inventé » exhibe, sans vergogne, devant les autres peuples qui se sont hardiment investis pour accomplir avec mérite leur bien-être.

    Evidement, si l’on considère les immenses ressources (humaines, matérielles et financières) à nous dédiées depuis belle lurette, pour guider nos premiers pas fébriles vers l’émergence, on est en droit de s’offusquer pour toutes les bonnes raisons qui soient.

    Notre affligeante posture actuelle n’est rien d’autre que la résultante logique de la mauvaise gouvernance avec laquelle nous avons collectivement mené nos affaires, sous la conduite détestable de nos dirigeants confortablement assis dans la loge des plus fautifs.

    AUJOURD’HUI, IL N’Y A PLUS D’AMBIGÜITE POSSIBLE. L’ECHEC PATENT DE NOS MULTIPLES ACTIONS NOUS EST IMPUTABLE A MAINTS EGARDS.

    Le président de l’institution bancaire mondiale l’a d’ailleurs illustré avec brio en indiquant que « si les Africains éliminaient les obstacles à la fabrication de ces produits sur leur sol, ainsi que les entraves à l’entreprenariat local, tout en incitant les investisseurs extérieurs à transférer leur production en Afrique, le continent pourrait commencer à se développer de façon très différente ».

    La condamnation est donc sans appel. Elle nous adresse l’injonction de nous engager promptement dans la tâche de (re)construction qui va nous aider à progresser résolument vers un avenir bonifié, celui-là même qui nous permettra de réaliser l’amélioration continue de nos lamentables conditions de vie actuelles.

    Mais à cette fin, nous serons obligés de démontrer d’abord au reste du monde nos aptitudes à accomplir certaines choses élémentaires qu’exige l’implacable réalité de la vie courante des hommes, à commencer par fabriquer « les sandales » dont nous avons besoin pour gravir, sans aucune ampoule saignante aux pieds, les flancs coriaces de la légendaire pyramide d’Abraham Maslow.

    Et pour favoriser l’accomplissement de cette épreuve qui doit nous emmener à nous soustraire honorablement des caves poisseuses de nos errements fatals, chacun de nous devra assumer pleinement sa part de responsabilité dans l’œuvre collective de retouches nécessaires des préjudices consécutifs à nos propres manquements blâmables.

    Juste pour indiquer que nous avons besoin maintenant de plus d’engagement citoyen vis-à-vis de nous-mêmes, pour nous hisser sur les crêtes glorieuses de la dignité humaine et patronner ainsi d’avance l’orgueil mérité de nos générations futures.

    C’est en pensant à ses légataires avec altruisme, dans ses pensées et ses actes de tous les moments, qu’on peut espérer leur transmettre un jour un héritage salutaire, ne L’OUBLIEZ JAMAIS !

    Le JUGE

    talamy5@yahoo.fr

  • Bravo Fatou SY pour cet article. On pourrait dire beaucoup de choses. Moi même , j’ai entendu un avocat sénégalais me dire un jour : je ne défends pas les violeurs alors que la personne n’était pas encore jugée et il clamait son innocence. Mais je crois que le barreau est à l’image du sénégal. Les avocats sont des sénégalais comme les autres et ils se comportent comme tous les autres sénégalais c’est à dire : comme les policeirs dans la circulation, comme les juges qui condament lorsque wade déclare quelqu’un coupable, comme la DIC qui arrete quelqu’un lorsque.... Mais c’est vrai et triste l’avocature est autre chose et devrait être un combat particulier. Qui osera attaquer un chef religieux mouride ou tidiane aujourd’hui au sénégal ? C’est vous dire que les avocats sont loin de faire face aux obligations de leur serment, enfin mais tant que ce vieux dirige le pays, aucune change pour que cela change. Avez-vous remarquer l’évolution de ce metier depuis 2000 ?
  • Dans son livre intitulé « Fundamental Perspective on International Law » William R. Slomanson affirme que « la portée des droits de l’homme dépend de la nature de la société qui les revendique [pour elle-même] ». En tant que tel, la Charte Africaine des Droits Humains et des Peuples soumet les États de reconnaître qu’ils ne pouvaient pas refuser le « droit » d’être défendu a leurs populations. En ce sens, notre référence indique que la Charte Africaine des Droits Humains et des Peuples elle-même, ne fait que refléter l’exigence énoncée au courant de la session de l’Assemblée Générale des Nations qui adopta le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels le 16 Décembre 1966 pour codifier légalement les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Pour autant, il faut souligner que les individus se voient accorder des droits mais il n’existe aucune spécification du contenu de ces droits. Ce que vous relatez ici n’est que le résultat d’un cadre juridique qui contient des faiblesses qui découlent à la fois des ses dispositions de fond mais aussi de ses mécanismes de mise en œuvre.
  • Et les homosexuels ? Sont-ils défendus par des avocats ? À mon avis, avec les femmes ils constituent la 2ème catégorie actuellement violée dans ses droits fondamentaux... À ce propos la justice sénégalaise ferait bien de revoir ses lois afin de pouvoir continuer à vanter la société dans sa démocratie et son respect des droits et des libertés. Tant que les élites ne se pencheront pas sur ce problème le peuple continuera de se conduire comme des sauvages qui appliquent la justice par eux-mêmes à l’encontre de ces pauvres homosexuels. D’ailleurs je rappelle qu’homosexualité ne veut pas dire pédophilie ! Cet amalgame est sans cesse fait par les gens sans éducation.


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