
Initialement prévu du 02 janvier au 31 mars, les opérations de révision exceptionnelle des listes électorales se déroulent du 02 février au 31juillet. Soit pour une durée de 6 mois. Un délai jugé long par le Professeur Bouna Mouhamed Seck qui considère que les partis politiques ne disposent pas assez de moyens pour prendre en charge leur représentants devant siéger dans les commissions chargées de révision des listes électorales. C’est pourquoi il a tenu à rappeler la promesse faite en 2005 par le chef l’Etat d’accorder des subventions aux formations politiques.
M. Seck déplore le fait que ces opérations de révision des listes électorales ne se déroulent dans les conditions requises par le code électoral. A cet effet, rappelle le chargé des élections de l’Afp : ’’l’article L35 du code électoral prévoit des dates exceptionnelles en année électorale ou en cas d’élection anticipée’’. Or, poursuit-il, ’’on ne nous a jamais notifié officiellement qu’il y aura une élection anticipée. Si c’est le cas, la courtoisie républicaine veut que le pouvoir le notifie au peuple’’.
’’On craint des coups tordus, car le pouvoir a la latitude de s’organiser en ayant l’information’’, ajoute le progressiste. Toutefois, avertit-il : ’’dans tous les cas, le pouvoir perd son temps car nous allons rester vigilants’’. ’’Qu’il y ait élection anticipée ou pas, Wade n’ira pas au second tour’’, martèle Bouna Mouhamed Seck.

















