
Le secrétaire général du Ps propose « l’organisation d’assises nationales » sur la Casamance pour trouver une porte de sortie de crise au conflit qui a fait a déjà fait des milliers de victimes et personnes déplacées depuis 1982 alors que la situation militaire reste tendue sur le terrain avec des affrontements opposant dans la périphérie de Ziguinchor depuis quelques jours les soldats Sénégalais et des bandes armées se réclamant du Mfdc.
‘’Je pense qu’aujourd’hui la question casamançaise en raison de son acuité, de sa gravité doit faire objet d’assises nationales pour que tous les Sénégalais se retrouvent, discutent et échangent. Une chose sur laquelle on sera d’accord c’est qu’il est exclu qu’elle soit indépendante’’, a expliqué Ousmane Tanor Dieng, en tournée politique vendredi 19 février dans le département de Vélingara.
Il y a quelques jours, le secrétaire général de l’Afp, Moustapha Niasse, ancien Premier ministre, -autre tête de file de l’opposition radicale au président Wade-, avait proposé l’implication de l’Onu pour la résolution du conflit. "Dans le cadre d’une régionalisation adaptée, d’une décentralisation, il est possible de tenir compte des spécificités de la Casamance’’, a ajouté l’ancien ministre d’Etat.
Il a invité le Président Abdoulaye Wade à ‘’revenir sur ces fondamentaux’’, en créant ‘’un cadre unitaire autour du Mouvement des forces démocratique de la Casamance, en impliquant la Guinée-Bissau et la Gambie et en en faisant une affaire de tous les Sénégalais.
‘’Il faut un débat national, un débat global. Ce n’est pas une affaire des cadres casamançais, c’est une affaire de tous les Sénégalais’’, a-t-il insisté. Il a ajouté : ‘’c’est sur des orientations comme ça qu’on peut trouver des points d’accord et y travailler ensemble parce que la paix et stabilité du Sénégal en dépendent’’.
Dans la gestion du dossier casamançais, le secrétaire général PS estime que ‘’Abdoulaye Wade a fait fasse route, parce que lorsqu’il venait aux affaires en 2000, Wade avait dit que nous socialistes que nous nous étions trompés, que nous ne connaissions pas le problème et qu’il allait régler le problème en cent jours’’.
« Dix ans après la situation s’est dégradée, a-t-il fait observer, elle a empiré, alors qu’en 2000, nous avions envisagé qu’en 2001 il aurait un sommet à Banjul. Nous avions réussi d’abord à rassembler le MFDC. Aujourd’hui, il est éclaté en mille morceaux et chacun parle à son nom. Ensuite, nous avions réussi à impliquer la Guinée Bissau et la Gambie. Il est impossible de résoudre le problème casamançais en dehors de ces deux pays. Cela est également une réalité ».





























