
Les propos du ministre de l’Intérieur lors du Grand Magal de Touba, ont ému le monde et les citoyens. On connait le bonhomme, ses foucades, ses humeurs et ses formules de Boy-Town à l’emporte-pièces. Sa fonction de ministre de l’Intérieur lui adjoint la responsabilité des Cultes. En a-t-il seulement saisi la dimension ? C’est moins sûr. Alors pourquoi n’avoir pas gardé ses propos de fête foraine dans leurs justes proportions ?
Pourquoi foncer interroger des Califes des autres confréries pour leur demander de répondre à des discours qui trouvent leurs origines juste dans une erreur de casting ? Au risque que la guerre des déclarations et des contre-déclarations n’embrase un pays qui a, nous l’oublions souvent, comme devise : « Un Peuple. Un But. Une Foi ».
Bécaye est émotif. C’est connu, le trac, ce n’est pas son truc, et il arrive toujours à tromper sa fébrilité.
Il aurait fallu pour désamorcer la bombe qu’ont failli faire exploser, ses incendiaires propos de tréteaux, refiler ceux-ci à la rubrique « Jalgati xibaar » ou « Guignols de l’Info », en situant ce sketch à Mbacké, ville voisine et connue pour sa permissivité, et lui y faire dire après de sympathiques agapes et de torrides festins de rois, ce fameux et désopilant « Affaire-bi fi la » !!!
Sûr que l’assistance aurait alors répondu en chœur : « Tchin-tchin !!! »





























