
Le 28 janvier dernier le juge des référés du tribunal régional de Dakar avait rendu une ordonnance ordonnant le groupe Walfadjri à produire au Bsda les documents sur ses états financiers et la puissance de ses émetteurs, sous astreinte de payer 1 million de francs Cfa par jour de retard. Bien qu’ayant reçu cette ordonnance depuis le 02 février, Walfadjri ne s’est exécuté que partiellement.
A en croire la directrice du Bsda, le groupe de presse n’a fourni que son budget de fonctionnement concernant Walf Fm 2 et 3, et Walf Tv, de 2007 à 2008. Or, renseigne, Mme Habibatou Diaby Siby, la période est comprise entre 2004 et 2009.
Une situation que les avocats du Bsda, Mes Cheikh Faye, Baba Diop et Malal Barry qualifient de dilatoire, mais qui ne les empêchera pas de faire exécuter l’astreinte, conformément à la décision rendue par le juge des référés.
’’A ce jour, Walf doit au Bsda 9 millions de francs, car il n’a pas fourni l’intégralité des documents’’, signalent-ils. Revenant sur l’ordonnance du juge des référés, Me Diop indique ’’que cette décision démontre la violation flagrante de Walf des œuvres protégées et met fin à une situation d’illégalité’’.
S’agissant de l’appel introduit par le groupe Walfadjri, Me Baba estime que cet appel est inopérant. Puisque le groupe de presse de Sidy Lamine Niass a commencé à s’exécuter.
Le Bsda qui dit ne pas comprendre jusqu’à présent le refus systématique de Walf de payer les redevances, s’est dit pour sa part déterminé à continuer le combat jusqu’au bout. ’’Ce qui s’est passé avec Walf est très grave, on ne lâchera pas d’un mètre’’, assène son président du Conseil d’administration, Aziz Dieng.
Les artistes ont eux aussi embouché la même trompette que le président du Bsda, en fustigeant l’attitude du groupe presse Walfadjri. ’’Nous ne réclamons pas des sommes faramineuses aux organes de presse. C’est moins de 5 francs Cfa par œuvre diffusée’’, renseigne Robert Lahoud. Il ajoute que si les responsables de Walf jugent qu’ils font la promotion des artistes, ils n’ont qu’à arrêter la diffusion de leurs œuvres pendant deux mois et, en ce moment, on verra qui sera perdant.
« La télévsion mère doit montrer le chemin »
Au moment où Samba Dabaré Samb dénonce un manque de mobilisation des artistes autour de ce combat, le président de l’Association des salséros pour sa part, insiste sur la responsabilité de l’Etat pour ce qui est du respect du paiement des redevances par les médias du service public.
Ainsi, de l’avis de Lafti Ben Gelloune, le service public doit donner le bon exemple en s’acquittant du paiement des redevances. ’’Puisque c’est la télévision majeure (la Rts), nous souhaitons qu’elle montre le chemin’’, soutient-il.
’’Si le service public refuse de payer, le privé peut aussi faire pareil’’, ajoute Cheikh Gaïdo Bâ, président de l’Association des cinéastes sénégalais.





























