
La disparition de Mamadou Konté, précurseur du festival d’Africa fête, le 20 juin 2007, signifie t-elle, la fin de ce rendez-vous culturel annuel ? 02 ans après, l’actuelle directrice exécutive d’Africa fête pense que non, même si elle avoue que la tâche n’est pas aisée pour eux. « Les choses étaient beaucoup plus simples avec Mamadou Konté car après sa disparition, beaucoup de personnes croyaient que le festival Africa fête était mort », confesse Mme Rokhaya Daba Sarr qui fait état de difficultés rencontrées avec certains partenaires. Malgré ces difficultés, elle a tenu à donner des assurances quant à la pérennité du festival. « Mamadou Konté est parti mais, il est toujours là ainsi que le festival », s’enorgueillit-elle.
Revenant sur ce festival, la directrice exécutive a expliqué que ce rendez-vous culturel créé par Mamadou Konté en 1978, a d’abord été un festival panafricain militant. Après avoir assuré la découverte de nombreux artistes africains à Paris, ce n’est qu’en 1994 qu’il a été implanté à Dakar où, le label Africa fête, a repéré et fédéré la plupart des acteurs professionnels de la musique en Afrique de l’Ouest.
Considérant la culture comme vecteur de développement, le label Africa fête œuvre aussi pour la promotion et la diffusion des musiques africaines. C’est dans cet objectif de diffusion de la diversité culturelle et de découverte de nouveaux talents que ce festival est organisé tous les ans.
Pour cette 9ème édition dont la première phase s’est déroulée à Louga, Omar Pène, Philippe Monteiro, Adiouza ainsi que d’autres artistes étrangers vont égayer le public dakarois, ce 19 décembre sur les allées du centenaires. « Je me réjouis de cette opportunité de jouer en live pour la première fois en plein cœur de Dakar », a laissé entendre Philippe Monteiro, qui promet de prouver que le Cabo love est une musique africaine.





























