
Le premier faux départ, selon le professeur Dialo Diop, ’’c’est la fausse indépendance avec le maintien sous tutelle française des secteurs relevant de notre souveraineté’’. Pour argumenter son propos, le secrétaire général du Rnd cite, l’éclatement de la Fédération du Mali, l’élimination politique du président Mamadou Dia. C’est pourquoi souligne-t-il, ’’la renaissance de l’Afrique passe par une véritable souveraineté et une réunification du continent’’.
Le second faux départ, poursuit-il, ’’c’est la succession désignée de Senghor par Diouf en 1981’’. Et enfin soutient, Dialo Diop, le troisième faux départ constitue ’’l’avènement de l’alternance caractérisée par l’incompétence des libéraux qui ont fait une copie caricaturiste du régime socialiste’’.
Très critique à l’endroit du régime libéral, le secrétaire général du Rnd adresse ses griefs à Me Abdoulaye Wade avec l’avènement de l’alternance : ’’Il y a faux départ parce que nous l’attendions pour qu’il approfondisse les acquis démocratiques, mais il a fait de telle sorte que le Sénégal est aligné au même titre que les pays où les élections sont contestées et contestables’’.
Et le secrétaire génaral du Rnd faisant allusion à la transhumance d’ajouter : ’’la corruption qui était pandémique est devenue épidémique et Me Wade est devenu spécialiste du recyclage des déchets du Ps’’. Il ne manque pas d’égratigner les deux régimes qui se sont succédés en ces termes : ’’les deux régimes se valent mais les libéraux sont plus gourmands, plus grossiers et moins policés’’.
C’est fort de tout cela que Dialo Diop pense que les erreurs du passé doivent être évitées en ce qui concerne la prochaine présidentielle. ’’Wade n’était pas notre premier choix, mais la tactique du second tour lors de l’élection présidentielle de 2000 fait que nous l’avons choisi. Seulement il a foulé le mode de gestion qui a été mis en place’’. Selon lui, ’’nous avons vu un régime des usurpateurs, rabatteurs, c’est pourquoi nous voulons avoir le maximum de garantie pour éviter erreurs du passé’’.
Abordant la question du dialogue politique national, M. Diop apporte la réplique au Chef de l’Etat qui a déclaré qu’il n’appelle pas l’opposition pour qu’elle et son régime se partagent le pouvoir. ’’Il prend le monde à son image parce que quand il dialoguait avec Diouf, c’était pour négocier un portefeuille ministériel’’, assène-t-il tout en précisant que tout ce que l’opposition veut, c’est de discuter sur la façon d’arriver à des élections transparentes.
Sur un autre volet, M. Dialo Diop est revenu sur son différend avec Madior Diouf qui se réclame lui aussi secrétaire général du Rnd. ’’Ce qui nous oppose c’est une divergence de ligne et non un problème de poste. Après seize ans passés à la tête du Rnd et sans congrès, il a dévié de la ligne démocratique et consensuelle que Cheikh Anta Diop nous a léguée’’.




























