mardi 23 février 2010 - IDIOVISUEL LA CHRONIQUE MEDIAS DE NETTALI
La Génération du concret fantasme !
NETTALI.NET - La « Génération du concret » a un rapport presque…sexuel avec l’idée d’un débat télévisé entre son mentor et le secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng. Elle rêve de cette perspective comme on fantasme sur les atours d’une femme. Le fantasme est une production de l’imagination par laquelle on cherche à échapper à l’emprise de la réalité. C’est, en quelque sorte, un compromis entre réalité extérieure et intérieure, entre pulsions et interdits. Il est la construction imaginaire d’un scénario permettant d’accéder au plaisir, expliquent, unanimes, les spécialistes des comportements humains. Sexuel ? Enfin, disons Pavlovien, pour expliquer qu’à force de réclamer à cor et à cri ce débat télévisé, la GC adopte des réactions acquises par apprentissage et habitude qui deviennent des réflexes lorsque le lien est fait entre le stimulus et l’action. Or, le propre du réflexe est justement de ne pas être « réfléchi ». Pour monter en grade sur le terrain politique, Karim Wade veut s’ajuster aux cadors. C’est son propre père, le président Wade qui disait que « pour être célèbre, il faut s’attaquer à quelqu’un de célèbre ! »

En tout cas, pour la Gc, il faut prendre les dispositions nécessaires pour organiser un débat contradictoire au Parlement en direct à la télévision sur tous les aspects de la licence de téléphonie mobile de Millicom. Cette fois-ci, au moins, elle n’a pas « choisi » d’emblée une station Radio-Tv, comme ce fut le cas lors du premier défi lancé au PS via un «  package » concocté autour du groupe Wal Fadjri.

Il y a même des airs d’arène dans ce méli-mélo, alors que les télévisions commencent justement à s’adapter aux exigences du monde professionnel avec les montages faits autour des grands combats de lutte. Chapeau. Il en est de même avec le championnat professionnel de football dont les matchs sont maintenant retransmis en direct sur la RTS. Quelque chose bouge dans le sens d’un link plus soutenu entre le sport et la télévision au Sénégal. C’est qu’il y a beaucoup de sous en jeu et les sponsors se bousculent. Sponsors ? Tigo, justement, le label de Sentel ne saura pas sur quel pied danser. Pourquoi ? Revenons à Karim Wade et à son « désir » de débattre avec Ousmane Tanor Dieng…

Le « combat », selon le schéma proposé par la GC, devrait avoir lieu au Parlement, donc le Sénat (dont Pape Diop préside toujours aux destinées) et l’Assemblée nationale réunis. Mais Tanor Dieng n’est pas parlementaire, pardi ! Tout au plus, vu son passé de ministre d’Etat, le secrétaire général du Ps, pourrait squatter la loge réservée aux « hôtes de marque ».

Karim Wade, actuel ministre d’Etat, de la Coopération internationale, de l’Aménagement du Territoire, des Transports aériens et de la coopération internationale, devrait, lui, s’installer au banc du gouvernement… Avec quel arbitre ? Devant quel public ? Cette possibilité est aussi improbable que la chance du sans-le-sou qui salive devant l’objet désiré. La GC s’insurge sur les attaques «  infondées  », du secrétaire général du PS sur la personne du ministre d’Etat, Karim Wade. Selon le communiqué rendu public à cet effet, le chef de file des socialistes voudrait masquer son rôle dans la gestion « ombrageuse » de l’octroi de la licence de téléphonie mobile au Groupe Millicom, propriétaire de «  Sentel-Tigo  ».

Pour les membres de la Génération du concret, à chaque fois que Karim Wade, grâce à ses compétences avérées, fait des réalisations saluées par tous, Ousmane Tanor Dieng saute sur des prétextes du style : « Il l’a fait à quel titre  ?  », pour s’en prendre à lui. Pour le porte-parole de la Génération du concret, Karim Wade et Thierno Ousmane Sy, dans cette affaire de licence de téléphonie mobile, ont agi en parfaite adéquation avec les directives présidentielles préférant les intérêts du peuple avant tout. En réalité, souligne le communiqué signé par Aboulaye Sèye, actuel conseiller du Dg de la RTS, Karim s’est élevé contre le bradage, au profit de quelques investisseurs étrangers, des ressources du pays. Patriote sincère et redoutablement averti des questions de finance et de négociation internationales, le communiqué note que Karim Meïssa Wade l’a toujours démontré dans la gestion des nombreux dossiers que lui a confiés le chef de l’Etat.

« Tanor n’est pas de son temps et ne peut pas comprendre les enjeux mondiaux relatifs à la téléphonie et aux télécommunications. Pour ce dernier, Ousmane Tanor Dieng, alors tout puissant Premier secrétaire du Ps et ministre d’Etat et directeur des affaires et services présidentiels, a profité de sa double casquette pour organiser et planifier, à l’échelle industrielle, des magouilles d’une envergure insoupçonnée, comme celle relative à la vente de licences de pêche », conclut l’organisation politique officieuse du fils du président de la République.

Il est normal que Karim Wade –qui ne siège toujours pas au conseil municipal de Dakar où il a été élu lors des dernières élections locales- veuille se mesurer à OTD. C’est la marque d’une ambition. Cela veut au moins dire que la GC vit toujours, après les appels lancés par son mentor pour occuper la meilleure position dans le processus de vente des cartes du Pds/L. Mais ne se trompe t-il pas de cible ? Les mêmes arguments lui seront servis par les supporters de Tanor Dieng et de l’opposition en général pour expliquer pour l’ancien candidat à la présidentielle, patron d’une formation qui fait partie des locomotives de l’opposition au président Wade, ne peut décemment pas « débattre » avec le ministre d’Etat. Ce n’est sans doute pas une question de personnes mais, assurément, un principe d’identité, de géographie et, tout simplement, de «  normalité ».

Avec la GC, on sait que ses initiatives, pour une raison inexpliquée, conduisent toujours à de gros faits-divers, si ce n’est pas le contraire ! Comme une sorte de scoumoune. Sa naissance (la rentrée en politique de Karim Wade) a entraîné en partie « l’affaire Idrissa Seck » et conduit l’ancien Premier ministre Macky Sall dans l’opposition radicale. Son projet de prendre la mairie de Dakar a au moins fait inscrire un fait inédit dans les annales politiques du Sénégal : pour la première fois depuis 1960, le maire de la capitale est un opposant au président de la République. Son projet de « débat télévisé » avec le secrétaire général du Ps sur l’antenne de « Wal Fadjri » capote en laissant une image « puérile » au sein de l’opinion publique.

Sans qu’un lien formel n’ait pu être établi entre les deux situations, les locaux du groupe de presse de Sidy Lamine Niasse sont vandalisés, des employés blessés au sang, les images filmées avec les auteurs des faits en pleine action. Le commanditaire présumé, membre influent d’une famille religieuse, n’est pas inquiété après avoir refusé de déférer à une convocation de la police. « Wal Fadjri » continuera à faire l’actualité, sans doute à son corps défendant, avec les « affaires » de son ancienne journaliste-vedette, Aïssatou Diop Fall et ses déboires judiciaires avec le Bureau Sénégalais des droits d’auteur (BSDA)…

Beaucoup de dossiers soulevés par la GC sont des placards à ouvrir, c’est sûr. Il y aura toujours des insecticides médiatiques prêts à l’emploi pour traiter les cafards qui en sortiraient. Il faut absolument solder les comptes dans l’affaire qui oppose l’Etat au groupe Millicom. Que la justice vide le contentieux ! Mais lier et centrer toute initiative politique d’envergure sur un plus qu’impossible débat Tanor-Karim, pour alléchant qu’il soit, passée l’incontournable polémique que la langue de « travail » ferait naître, rappelle certains épisodes d’un classique de la littérature Sénégalaise laissé à la postérité par Ousmane Socé Diop depuis sa parution, en 1935. L’écrivain y raconte l’entrée dans le vrai monde d’un jeune homme. Le titre du bouquin ? « Karim ».

- Mis en ligne par Papisco -


  • Il faut d’abord debattre avec Abdoul latif Coulibaly sur son bouquin . Karim tot ou tard tu t’expliqueras sur les milliards des senegalais . Ton pere peut te protéger tant qu’il est au pouvoir , demain il quittera ce pouvoir et touts cette bande de la GENERATION DES CONS ET CRETINS DU SENEGAL te lacheront et ce jour tu seras seul avec sans doute SYNDIELY . Ne t’a t-on pas dit que le chef n’a jamais d’amis mais des COURTISANS PRETS A LE LACHER QUAND ILS SENTIRONT QU’IL COMMENCE A ENTRER DANS SON CREPUSCULE . Regarde tous ces P S autour de ton pere .N’est ce pas eux qui chantaient la grandeur du PS.
  • Chiche pour UN DEBAT EN LANGUE NATIONALE. Pour permettre la compréhension des propos par une bonne majorité de nos compatriotes, il faudra organiser un débat en OUOLOF. Merci la génération du concret. Vous êtes vraiment concrets.
  • La Génération du concret fantasme !

    28 février 21:03, par pape amadou gaye

    Cheikh Diallo et son « Comment perdre le pouvoir »

    Entre Pessimisme et Réflexion verticale

    Si tout le monde tombe d’accord, c’est parce que personne n’a encore réfléchi. Dés lors, loin de toute idée de repousser, ce que je retiens de ce que je dois absorber par pur devoir à l’acceptation de la différence de pensée, la contribution du journaliste pose problèmes. Cette petite réflexion de Cheikh Diallo -conscience politico médiatique de Karim Wade-, pose par anticipation, la supposition d’une défaite aux législatives de 2012. Pour un intellectuel, acteur politique, poser sa réflexion de la sorte, réduit son champ de pensée. Il se braque sur une possibilité alarmiste qui a sans doute guidait son interprétation d’un Président sans Assemblée. Alors, en toute modestie, je m’attacherai à marquer une sorte de détachement à l’égard de cette interprétation, qui fait peur à mes amis libéraux, pour me focaliser sur l’urgence de la réflexion et qui devrait à mon avis, intéresser Cheikh Diallo : la responsabilité de la Génération du Concret dans la défaite du Pds aux locales, tirer les leçons et réfléchir sur les urgences.

    Rien que le titre est révélateur que ce militant venu au Pds en 2003 mésestime certains aspects de la marche d’un parti comme le Pds qui développe souvent et curieusement des instincts de mise en œuvre de stratégies de survie. Avant de poser la responsabilité entière de la Gc dans la dernière déroute électorale, disons nettement que : l’espoir de réélire Me Wade en 2012 n’est pas encore acquis. En se pressant pour développer cette certitude que le Président va rempiler, Cheikh Diallo met la charrue avant les bœufs. La victoire du leader du Pds passerait par quelques préalables. L’identification à la base de ceux qui ont crée les conditions de défaites généralisées aux locales, l’apport en mobilisation de ceux qui, aujourd’hui, sans effort, occupent des positions de pouvoir, le refus de responsabiliser les jeunes, l’arrêt des embuscades politiques et l’abandon du centralisme démocratique.

    Se hasarder, à faire penser aux membres de l’opposition des schémas utopiques, relève d’une légèreté. Qui dit que l’opposition ne va pas s’unir en 2012 et créer les conditions d’une alternance à l’alternance ? Faire croire à l’opinion, que Benno est sûre de sa défaite à la présidentielle de 2012 est illusoire. De même, son idée de perdre la présidentielle pour remporter les législatives et pousser Me Wade à la cohabitation en2012 en est aussi une autre. La coalition de l’opposition cherche le pourvoir. Tous les pouvoirs. Et le développement des actes de fond comme de surface le prouve. S’endormir sur des thèses de ce genre, conduirait à un réveil brutal. Me Wade, comme son parti, ont du pain sur la planche. Ils ont perdu tous les monopoles. La communication, la mobilisation et la crédibilité au sein d’une large frange de la population inféodée aux pratiques de cette gauche qui réussit tant bien que mal à aliéner les efforts consentis par l’alternance depuis 2012. Et, c’est de bonne guerre. Benno a profité de ce silence général d’un parti dont les plus forts pensent à s’enrichir et à écraser toute velléités de contestation. Et non développer une stratégie de marketing des réalisations de l’alternance. Dans toutes les communes du pays, l’émergence de nouveaux leaders est freinée par la vielle garde qui dresse des profils sombres aux vrais mobilisateurs du parti au Chef de l’Etat

    Et la responsabilité de la génération du concret ?

    Tout compte fait, le bilan de la Gc ne se fera jamais. Les préposés à cette tache ont une peur bleue de poser toute réflexion contradictoire. Et, ce n’est point aider le fils du Chef de l’Etat. Karim Meissa Wade se doit de tirer le bilan de sa participation politique-la Gc- à côté de son père. Mais aussi, faire le diagnostic de son mouvement de soutien. Peut être a-t-il compris aujourd’hui, que la Gc était composée de militants du Pds frustrés qui, par raccourcis, ont profité de cette trouvaille, pour rattraper des années de sacrifice au Pds sans gain de cause. Les militants de la Gc sont issus du Pds. Alors en quoi, la Gc a-t-elle été un apport en terme de plus-value pour son père. Des trompeurs ont grossi son rang, des théoriciens de la manipulation ont abusé de la naïveté politique d’un jeune, dont la saine ambition était d’épauler le parti dirigé par son père et rien d’autre. Finalement, ces « faiseurs » de Rois, ont poussé l’inconséquence jusqu’à lui faire croire qu’il peut diriger le Sénégal. A l’époque, c’était trop tôt. Aujourd’hui, ce schéma pourrait être réalisable. Mais comment ? Et c’est le lieu de prévenir Karim Wade de ne plus dormir sur ces lauriers et d’ouvrir les yeux. L’étude de ceux qui composent son staff immédiat doit le renseigner sur les capacités et les forces de frappe de chacun. Ce n’est pas seulement par la réflexion que l’on peut accéder au pouvoir. Les suffrages, ça se comptent bulletins par bulletin. Et non idée par idée. Et, cela s’est vérifié lorsque la Gc a obtenu la tête de liste proportionnelle à la ville de Dakar. Depuis que le Sénégal vote, c’est la première fois que des élections locales prennent les allures d’une élection présidentielle. Karim est transformé en thème de campagne par l’opposition regroupée au sein de Benno. Fallait-il le mettre sur la liste de Dakar où de Kébémer ? Le débat est ouvert. Cependant, il reste une constante : la Gc a causé beaucoup de torts. Pas à cause de celui qui le dirige mais par les actes de ceux qui constituent un cercle de feu autour de Karim Wade. Une grappe d’intellectuels qui masquent leur carence en mobilisation par des communiqués de soutien où de dîner débat.

    Tirons les leçons et réfléchissons sur les urgences.

    Il n’y a pas lieu de passer par quatre chemins. La leçon est simple à tirer. Le Pds est victime du Pds. Le Pds ne veut plus de ces militants qui ont consenti des sacrifices énormes pour la réalisation du destin présidentiel de Me Wade. Le pds est jaloux de toute promotion interne. On préfère des transhumants inutiles qu’aux vrais militants. Pour ma génération qui a milité en 1986, les perspectives sont sombres. Nous avons tout donné au parti. En retour, rien. Sinon, l’ostracisme et le refus de nous promouvoir. Et c’est dans cette perspective et ce climat, que notre Pds est enterré pour le Pds-L. L’urgence ? Que non. Au sortir des locales, la logique voudrait que l’on convoque des assises pour un diagnostic sans détour des faiblesses du Pds. Hélas, dans la précipitation, on nous sort des laboratoires, un autre produit : le Pds-L. Si la Direction du parti pense que l’ajout du « L » peut être une thérapie pour remobiliser les libéraux, accueillir les transhumants et remettre les compteurs à zéro, elle se leurre. En l’état actuel, le Pds-L court tout droit vers une copie pale du Pds. Rien d’autre. Ceux qui dirigent actuellement les sections et fédérations sur l’ensemble du territoire sont, soient Députés, Sénateurs, Ministres, Pca, Directeurs généraux ou émargent à la présidence. Ces responsables sont aujourd’hui dans des dispositions financières qui leur permettront d’acheter le maximum de cartes, donc de monter le maximum de secteurs et rafler encore les instances dirigeantes. Les délégués au congrès du Pds-L seront éligibles sur cette base. Alors, où est l’intérêt du Pds-L. En quoi, ce parti pourra- t-il panser les frustrations, les déceptions, …. ? Frères et soeurs réveillez-vous ! Le général De Gaulle ne nous rappelait-il pas la cause des grandes défaites ?

    Pape Amadou Gaye Journaliste

    Président du Mouvement pour un sursaut national Msn

    msn2012pdsl@yahoo.fr



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