
La famille d’Abdoulaye Wade avait exigé l’autopsie de son fils pour porter plainte. Elle avait, d’ailleurs, commencé d’accuser les policiers d’avoir torturé le jeune Abdoulaye Wade décédé lors des manifestants violents des tailleurs de Yeumbeul contre les coupures d’électricité. Et l’autopsie tant attendue a révélé ses secrets ce lundi.
C’est un certificat de genre de mort délivré par le laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique de l’hôpital Aristide Le Dantec qui donne les causes du décès du jeune Abdoulaye Wade qui serait mort à la suite « d’une insuffisance cardio-pulmonaire aggravée par des coups et blessures avec un ou des objets durs et contendants ». L’autopsie ajoute également que le jeune Abdoulaye Wade est atteinte d’« une péricardite constructive avec hypertrophie cardiaque pleuro-pneumopathies bilatérales avec des lésions contuses au niveau des lèvres et des côtes gauches et des fractures cervicales C1 et C2 ».
Les résultats de l’autopsie confirment ainsi les accusations brandies par la famille du jeune Abdoulaye Wade qui a toujours vu la main de la police derrière le décès de son fils. Interpellé lors des manifestations violentes de mercredi dernier contre les coupures d’électricité, Abdoulaye Wade avait été, selon des témoins, conduit à la police de Yeumbeul où il aurait été torturé.






























