
« Le 25 juin n’est pas tenable. On ne peut pas fixer une date butoir sans baliser le terrain », a déclaré Fodé Mohamed Soumah. A ses yeux, tout n’est pas fin prêt pour la tenue de ces joutes électorales. Une crainte qu’il juge légitime d’autant plus que dit-il, « la transition est mal gérée. Ce qui fait qu’il y a des dysfonctionnements dans l’organisation des élections ». Pour arguer ses propos, le président de la Geci cite la non effectivité du vote des guinéens de l’étranger. « Il est inadmissible de ne faire vouloir voter les Guinéens dans 18 pays uniquement », martèle M. Soumah. Pour lui, « c’est une insulte à la diaspora qui a permis à la Guinée de tenir jusqu’à présent ».
Fort de tout cela, le président de la Geci pense que même si la Guinée est pressée de retrouver la stabilité, « il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Il faut un toilettage des textes et l’enrôlement des électeurs ». Hanté par le spectre d’un coup d’Etat, M. Soummah dira : « vouloir bâcler les élections c’est la porte ouverte au retour de l’armée au pouvoir ».
S’expliquant sur sa candidature, M. Soumah affirme :« nous arrivons comme si, nous dérangeons . Nous baignons dans une médiocratie ambiante mais, nous allons apporter du sang neuf, de la compétence pour l’intérêt de la population ».
En effet, de l’avis de ce chef de parti parti guinéen, si la Guinée a subi une descente aux enfers, c’est à cause du repli identitaire, de l’incompétence et de l’ethnocentrisme. « L’ethnocentrisme, c’est ce qui a tué l’Etat guinéen » assène M. Soumah qui a fait savoir qu’une fois au pouvoir, il va s’appuyer sur l’expertise sénégalaise pour rehausser le niveau d’éducation, des infrastructures, de l’environnement...
Et dans cette conquête du pouvoir, la Geci n’exclut pas d’alliance. Toutefois, avertit son président : « nous n’allons pas nous allier avec ceux qui ont participé à la déliquescence de l’Etat, à la paupérisation des populations et avec ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité ».




























