
NETTALI.NET - « Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or, où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15.000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50.000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. » Quelques jours plus tard, Jacques Chirac revendique d’avoir renoncé à la langue de bois et d’avoir « exprimé tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ». La phrase, restée célèbre, est devenue pour toute une génération le symbole du racisme des classes dirigeantes françaises. Elle a notamment été reprise dans de nombreuses chansons de rap. Il n’est pas tout à fait… ».
Et rebelote, le 23 novembre 2009 à Bordeaux
Jacques Chirac et le maire de la ville Alain Juppé se baladent sur les bords de la Garonne. Un jeune homme d’origine maghrébine les approche et leur demande de poser avec eux pour une photo. Jacques Chirac lui demande : « Vous êtes d’où vous ? » Le jeune homme répond « Je suis de Lormont », « une commune juste à côté de Bordeaux », précise Juppé. Mais alors que le passant s’éloigne, et que Jacques Chirac et son ancien Premier ministre poursuivent leur chemin, le premier lance au second en murmurant : « A mon avis, il n’est pas tout à fait né… natif de… ». Ce à quoi Alain Juppé réplique, manifestement gêné : « Il n’est pas Corrézien… »





























